Just One Fix.

Just One Fix.
Je change de plus en plus.

Physiquement, sentimentalement, mentalement, psychologiquement, psychiquement; enfin bref tout les adverbes qui pourrait convenir.

Je ne ressemble plus à grande chose. Et bizarrement je m'en bas les couilles.
J'ai les cheveux de plus en plus sec, je les noie sous un bonnet lui même noyé sous une capuche.
J'ai des cernes noires qui ont pris des vacances annuelles sous mes yeux. Mes yeux eux sont maintenant tout le temps en 16:9, comme un cambodgien, petit, plissé et aussi, injectés de sang, vitreux.
J'ai perdu 4 kilos. Mes cotes ressortent à nouveau. J'ai perdu le peu de muscles que j'avais. Ma peau est blanchâtre, mes bras squelettiques, mes veines ressortent avec beaucoup d'envie...

Je ne me rase plus, ça sert à rien. Je ne suis plus que l'ombre de moi même. Et j'ai choisis tout ça, ça me plais, ou plutot je me fous de tout ça.
Qu'on me traite de drogué, de junkie, de toxico, ça me passe au dessus de la tête, je pense juste à m'enfumer, du moins pour l'instant.

Ce n'est pas un appel à l'aide.
C'est une réalité. C'est moi. Voila ou j'en suis.
Je met au courant les quelques visiteurs qui ont encore la foi de venir sur ce blog.
La messe est dite, Amen.

By Chabala

Song : La Cliqua - Dernier Jour Sur Terre

# Posté le mardi 17 novembre 2009 15:02

Modifié le mardi 17 novembre 2009 15:17

"Tu te donnes l'impression de pouvoir baiser n'importe qu'elle fille sous prétexte que tu es un minimum bien foutu et à peine charmant..."

"Tu te donnes l'impression de pouvoir baiser n'importe qu'elle fille sous prétexte que tu es un minimum bien foutu et à peine charmant..."

Ouvrir les yeux. Se réveiller. Se prendre la tête dans les mains. Soupirer. S'assoir au bord du lit. Avoir les pieds sur un cul de joint et sur un pocheton d'herbe. Se lever. Se regarder dans le miroir. Se faire peur. Se voir fatigué, maigre, malade, cerné. Se rendre compte qu'il y a une fille dans le lit. Comater. Traverser le couloir. Marcher sur une paille imbibé de speed. Aller dans la salle de bain. Vomir. Boire de l'eau. Vomir. Se passer de l'eau sur la tronche. Comater. Revenir dans la chambre. Ne plus se souvenir de rien. S'apercevoir que le préservatif est toujours là, près à l'emploie, inutilisé. Pousser un putain de juron. Merde. Observer cette créature irréaliste. Effriter l'herbe. Rouler son joint. L'allumer.
Partir en courant...


By Chab'.

Song : The Doors - People Are Strange

# Posté le dimanche 16 août 2009 15:56

Modifié le vendredi 30 octobre 2009 11:39

Elle se droguait comme un homme mais faisait l'amour comme une femme.

Elle se droguait comme un homme mais faisait l'amour comme une femme.
Quand surgit la minute et six secondes du Lac Des Cygnes de P I Tchaikovski,
On se sent immortel, on se dit que tout est possible et tout est imaginable,
Puis quand l'intro de Fur Elise de Beethoven débarque,
On se dit qu'il n'y a plus trop d'espoir qu'il faut se laisser porter,
Mais quand déboule Also Sprach Zarathustra de Strauss,
Là c'est la débandade, on veut repousser toutes limites, rêver de gloire et d'acclamations,
Et quand pète Ave Maria de Schubert, on ne pense plus à rien, à plus rien.


C'est ça ma vie en fait, c'est tout ça.

Et elle sera toujours comme ça, toujours, et à mon avis c'est le cas de tout le monde, avoir une vie aussi, aussi...je trouve pas les mots.
J'arrive à ne plus rien trouver.
Je ne suis plus ce que j'étais, j'ai l'impression de devenir pire...c'est à suivre.





by C?

# Posté le mercredi 01 juillet 2009 08:13

Modifié le mercredi 28 octobre 2009 13:19

Celui qui se transforme en bête se délivre de la douleur d'être un homme.

Voila, l'échéance, la destinée, la réalité, la chose, le monstre redoutable.
Ouai le bac. Encore et toujours. On nous bassine depuis toujours avec le bac, bein il arrive ou franchement l'avoir ou pas l'avoir ça me fait ni chaud ni froid, je veux juste en terminer une bonne fois pour toute, parce que la je suis au bout du rouleau scolaire, avec la marque "Section Littéraire".

C'est quand même l'impression qu'un monde bascule. Que tout change, la nostalgie arrive quand même. On pourrait tous entonné Hallelujah de Léonard Cohen en bouffant les pâtes degueu de la cantine.

On a envie de laisser son empreinte. Montrer qu'on était la comme eux tous, à essayer de bosser, d'être attentif, à marcher dans la cour, à faire les cons plus que travailler, à fumer comme des djunks au parc, à se faire courser dans la cour, même les embrouilles de lycéens nous manquerons, enfin me manquerons.
Bref, je vous épargne les autres et soporifiques détails.
Les temps changent, il faut passer à autre chose.
Il faut aussi grandir, Chab'.
Il est peut être temps d'arracher la page, plutôt que de la tourner.
Il est temps de grandir, d'être adulte.
A méditer bien entendu.


by C.

Song : Jefferson Airplane - White Rabbit
Celui qui se transforme en bête se délivre de la douleur d’être un homme.

# Posté le lundi 15 décembre 2008 13:21

Modifié le vendredi 30 octobre 2009 10:26

Comme des lévriers qui courent après le foulard...

Comme des lévriers qui courent après le foulard...
"J'arrive pas à trouver de mots pour dire que par exemple un coup de foudre, un décès, une bêtise, une parole, toutes ces choses qui prennent quelques secondes, sont les plus importantes.
Ce qui ne dure pas et la plupart du temps bien, les effets d'une drogue, l'amour, le bonheur, l'orgasme [...]"


Il a raison.Il a totalement raison. L'éphémère est ial. Lpmère est utopique aussi. Mais l'éphémère est plaisir aussi, et surtout aussi.


Une poignée de ce truc, de cette chose, de ce machin la, et c'est comme avec du sable, plus tu serres, plus ça s'en va et plus tu désespères. Tu reprends alors une poignée et re-belote, tout tes sentiments se chamboulent, tout par en couille.

O
n recherche éternellement le petit truc qui va nous faire décoller... j'ai bien l'impression d'avoir déjà fait cet article mais je m'en branle éperdument.
Ce que je veux dire c'est que tout est finalement provisoire. Je pourrais reprendre la citation de 99 francs mais vous m'avez parfaitement compris.


On a jamais vraiment le choix. Tout est calculé. La moindre chose est calculée encore et encore.
On pense être libre mais nous sommes conditions, et on ne fait rien pour que ça change. Et on ne fera jamais rien. Pourquoi? Parce que quelque part ça nous plait. Parce que quelque part faire que ça change va nous désorienter et nous perdre.
Se perdre serait peut être la bonne raison, avoir le recul face au chose et prendre conscience. Surtout prendre conscience.


Moi il y a déjà longtemps que je suis perdu. Et lui aussi.

J'ai terminé mon délire les gens.



by Chabala & Jey'

Song : Crystals Castles - Lovers who uncover

# Posté le dimanche 30 novembre 2008 15:28

Modifié le lundi 01 décembre 2008 13:08